Spondyloarthrite sans sacro-iliite radiologique : un problème toujours actuel

 

 

 

Daniel Wendling

 

Service de rhumatologie, CHU Jean-Minjoz, 25030 Besançon, France

 

Adresse e-mail : daniel.wendling@ufc-chu.univ-fcomte.fr

 

(D. Wendling).

 

Reçu le 6 mars 2006 ; accepté le 25 avril 2006

 

Disponible sur internet le 15 septembre 2006

 

Revue du Rhumatisme 73 (2006) 1280 -1282

 

Ankylosing spondylitis without radiological sacroiliitis: a (re)current problem

 

Mots clés : Spondyloarthrtite ; Sacro-iliaque ; Imagerie ; Diagnostic

 

Keywords : Ankylosing spondylitis ; sacroiliac joint ; Imaging ; Diagnosis

 

Il peut paraître iconoclaste de vouloir parler de spondyloarthrite sans sacro-iliite, tant l'atteinte inflammatoire des articulations sacroiliaques est caractéristique de cette affection et en représente la signature anatomo-iconographique. Si elle peut être évoquée cliniquement, l'atteinte sacroiliaque est affirmée essentiellement par les éléments d'imagerie, la sacro-iliite ( stade supérieur ou égal à 2 bilatérale ou supérieur ou égal à 3 unilatérale ) fait partie des différents systèmes actuellement disponible de classification de la spondylarthrite ankylosante ( critères de New York modifiés [1] où elle apparaît nécessaire ), et des critères de spondylarthropathies [2,3] pour lesquels le diagnostic peut être retenu en l'absence de cet élément, devant la présence d'autres caractéristiques. L'atteinte sacro-iliaque n'est pas seulement un élément de diagnostic et de classification, mais c'est aussi un élément de la physiopathologie inflammatoire de la maladie. Ainsi, Braun et al [4] ont démontré sur des biopsies d'articulations sacroiliaques la production locale de cytokines pro-inflammatoires, en particulier de TNF alpha.

 

Bollow et al. [5], sur 32 patients atteints de spondylarthropathies, ont évalué à partir de sacro-iliaques la corrélation des résultats avec ceux de l'IRM.

 

Ils ont ainsi démontré que les lymphocytes T et les macrophages étaient les populations cellulaires prédominantes dans les sacro-iliites récentes et actives de spondylarthropathies, avec une corrélation entre cette cellularité et le rehaussement articulaire après injection de gadolinium.

 

  • Références : 
  •  

    [1] Van der Linden S, Valkenburg HA, Cats A. Evaluation of the diagnostic criteria for ankylosing spondylitis. A proposal for modificationof the New York criteria. Arthritis Rheum 1984;27:361–8.

     

    [2] Dougados M, van der Linden S, Juhlin R, Huitfeld B, Amor B, Calin A, et al. The European Spondylarthropathy Study Group preliminary criteria for the classification of spondylarthropathy. Arthritis Rheum 1991;34: 1218–27.

     

    [3] Amor B, Dougados M, Listrat V, Menkes CJ, Roux H, Benhamou C, et al. Are classification criteria for spondylarthropathy useful as diagnostic criteria? Rev Rhum Engl Ed 1995;62:10–5.

     

    [4] Braun J, Bollow M, Neure L, Seipelt E, Seyrekbasan F, Herbst H, et al. Use of immunohistologic and in situ hybridization techniques in the examination of sacroiliac joint biopsy specimens from patients with ankylosing spondylitis. Arthritis Rheum 1995;38:499–505.

     

    [5] Bollow M, Fischer T, Reisshauser H, Backhaus M, Sieper J, Hamm J, et al. Quantitative analyses of sacroiliac biopsies in spondyloarthropathies: T cells and macrophages predominate in early and active sacroiliitis. Cellularity correlates with the degree of enhancement detected by magnetic resonance imaging. Ann Rheum Dis 2000;59:135–40.

     

    1. Les formes "préradiologiques"

     

    2. Spondyloarthrite sans sacro-illiaque radiologique

     

    3. L'IRM apporte une dimension nouvelles au débat